Un aller simple, Didier van Cauwelaert

Elle a terminé de déboutonner mon pantalon que j’avais desserré pour la nuit, et elle m’ha frotté contre sa joue avec une tendresse que je ne lui avais jamais vue, comme si elle cherchait la douceur avant de s’endormir. Et puis elle m’a caressé avec sa bouche, longtemps, pendant que le soleil finissait de sortir de sa montagne pour dessiner des ronds sur le pare-brise. C’était comme un espoir avant la fin du monde, le début de quelque chose qui ne savait pas que ça ne servirait à rien, la naissance d’un bonheur qui s’arrêterait tout de suite. Elle m’a avalé sans un regard, elle a refermé la portière et elle est retournée sous la tente.

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Quant a Viola de Vent

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